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 We’re going at it tonight tonight. There’s a party on the rooftop top of the world | Baby

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MessageSujet: We’re going at it tonight tonight. There’s a party on the rooftop top of the world | Baby    Mar 14 Juin - 15:12


Tonight, I'll lose my head! Tonight, I've got to get tonight?



    June souriait à la personne qui se trouvait devant elle, sans y faire attention. Oui, elle avait enfin trouvé comment changer les habitudes de sa colocataire française. Baby était arrivée récemment de France. Elle était timide, avec un style particulier, dans son monde et semblait perdue dans ce monde de débauche qu’était Hungcalf. Elle avait besoin de quelqu’un pour la guider et l’intégrer dans ce monde. June était cette personne et elle ferait tout pour y arriver, quitte à être une salope. Elle remarqua un garçon, qu’elle ne connaissait pas, et qui se dirigeait vers elle. Il s’assit en face de la jeune femme et l’examina de haut en bas. « Salut » lui dit-il avec un sourire charmeur. « Bonjour » répondit-elle avec un haussement de sourcils et un clin d’œil. Heureux de l’effet qu’il semblait lui faire, il se rapprocha d’elle. June soupira. C’était toujours la même chose, le même schéma. Il suffisait d’un clin d’œil pour les attirer et leur faire croire qu’ils avaient toutes leurs chances. Pathétique. Ce qu’ils oubliaient, c’est qu’elle avait des règles, un jeu qu’elle avait mis en place à Poudlard pour ne pas finir dans le lit de tous les mecs qui s’intéressaient à elle. Bien sur, cela ne l’empêchait pas de s’amuser avec ces garçons et de profiter du pouvoir qu’elle avait sur eux mais elle avait des limites, une conscience qui l’empêchait de finir comme une sorcière de joie* dès18 ans. June observa la personne qui se trouvait devant elle, s’attardant sur les traits de son visage. Plutôt pas mal. Elle continua son inspection, suivant les courbes de son corps musclé. Elle sourit et se rendit compte que le garçon en question lui parlait depuis tout à l’heure. Elle émergea de ses pensées et essaya de comprendre ce qu’il lui racontait. N’y arrivant pas, elle décida de reprendre le contrôle de la conversation. « Je t’arrête de suite, playboy. Il y a des règles à connaître avant de pouvoir espérer faire quoi que ce soit avec moi. Quand tu les auras apprises, tu reviendras me voir » lui dit-elle avec un sourire. Elle se pencha vers son oreille et lui murmura : « Tu as intérêt à te dépêcher, ça fait un moment que je n’ai pas joué. » Elle frôla plusieurs fois l’entrejambe du jeune homme qui rougit. Satisfaite du contrôle qu’elle avait sur lui, elle quitta la pièce, bien décidée à mettre en place le plan qu’elle avait concoctée.

    Traversant le domaine, June arriva jusqu’aux chambres étudiantes. Elle réfléchit un instant à comment elle allait annoncer sa décision à Baby. Elle était quand même la principale concernée. Mais cela n’allait pas être facile de convaincre sa colocataire de sortir et de profiter de la soirée qu’elles avaient devant elles. Surtout que Baby n’était pas une adepte de ce genre de soirée. Décidant d’y aller calmement, June entra. Elle fût soulagée de voir que sa deuxième colocataire, Tatiana, était absente. La version féminine des Whitaker ne facilitait pas la vie des deux autres jeunes femmes. La rousse se dirigea vers son lit, enleva son blazer et le posa dessus. Elle se dirigea vers la fenêtre et sortit une cigarette. Une sale habitude pour emmerder sa mère et qui devenait justement une habitude. Elle fixa un instant l’objet qu’elle tenait entre les mains. Ce n’était pas la meilleure des inventions de la part des moldus. June la remit dans le paquet qu’elle jeta sur son lit. Ouvrant la fenêtre, elle se retourna et regarda Baby. La française était allongée sur son lit, en train de rêvasser. June sourit et ouvrit son armoire.

    - Ce soir, toi et moi, on sort, annonça-t-elle de but en blanc. Sans préliminaire. Bon, pour le tact, on repassera plus tard, pensa June.




* Merci à Imogen/Desdemona pour l'expression. (a)

Spoiler:
 


Dernière édition par June N. Hopkins le Sam 8 Oct - 16:54, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: We’re going at it tonight tonight. There’s a party on the rooftop top of the world | Baby    Mar 14 Juin - 19:41


❝ Pour être soit-même dans un monde qui s'évertue jours et nuits à vous rendre comme n'importe qui, il faut gagner la plus rude bataille qu'un être humain puisse livrer : et cette bataille n'a jamais de fin. ❞


L'Angleterre. Ce simple mot chuchoté avait toujours aisément apporté des frissons d'enthousiasme à la jeune Murray. Depuis sa plus tendre enfance, Baby rêvait de cette contrée qui lui semblait bien différente de celle dans laquelle elle vivait. Comme s'il existait une frontière invisible, qui témoignerait des principes opposés des deux contrées. Elle se remémorait parfaitement lorsqu'elle était plus jeune, d'avoir rêvé d'y séjourner. D'où provenait cette aspiration ? Sûrement du grand nombre de lecture qu'elle effectuait, l'une d'elle comportant les récits des légendes du Roi Arthur, ainsi que de Merlin. Combien de fois a-t-elle imaginé Camelot et ses chevaliers ? Incalculable. Une seule journée à Londres aurait sûrement pu la satisfaire, elle qui quémandait si peu à ses mères et qui se contentait de ce dont elle pouvait bénéficier. À présent que Baby vivait à Hungcalf, il lui semblait que toutes ses convictions s'évaporaient peu à peu. Il y avait bel et bien des ambiances dissemblables, entre la France et le sol britannique. Mais ce n'était pas celles qu'elle avait espéré. Assise tranquillement sur un muret de pierre, la jeune Murray tentait vainement de se plonger dans sa lecture : exercice malaisé puisqu'un jeune couple se témoignait mutuellement leur affection en échangeant des baisers particulièrement langoureux. Elle les observait en catimini, et malgré toute sa discrétion, les prunelles fauves du jeune étudiant se rivèrent vers elle, la faisant rougir et baisser les yeux vers son ouvrage. Sa réaction résulta d'une coloration légèrement rosée de sa chevelure claire et avec toute la détermination qui lui était possible de faire preuve, elle ne quitta plus les lignes de son roman. Des rires lui vinrent aux oreilles, et Baby rentra légèrement la tête entre les épaules, l'estomac soudainement serré par la gêne occasionnée. Que lui prenait-il d'observer les gens ainsi dans leur intimité ? Une petite voix lui rappela qu'ils n'avaient pas fait preuve de pudeur, cependant cela ne suffit pas à apaiser la honte qui prenait ses aises. Bientôt elle refermait sèchement son livre pour quitter les lieux. Ce geste dû être prévisible car l'hilarité redoubla d'intensité, ce que Baby feinta d'ignorer : néanmoins nul ne pu prétendre n'avoir aperçut le pas pressé de la jeune fille.

Ne sachant réellement où se rendre, Baby opta pour sa chambre d'étudiante qu'elle partageait avec deux colocataires. Elle aurait espéré partager des points communs avec au moins l'une d'entre elles, mais le destin en voulut autrement, fut même d'humeur ironique, car elle logeait avec deux femmes dont la nature divergeait complètement de la sienne. Elles étaient son exact opposé. Lorsque Baby pénétra dans la chambre, elle eut la satisfaction de s'apercevoir que celle-ci était vide de toute présence féminine - et masculine, à son plus grand soulagement -. Elle ôta son petit sac de cour qu'elle déposa sur son bureau, avant de s'allonger tranquillement dans son lit en fermant délicatement ses paupières. Elle se complaisait à la réflexion, lorsque la solitude était aussi présente. Cette vieille amie dont le chemin s'entremêlait inexorablement au sien. Il lui semblait qu'à présent elle avait onze ans et qu'il lui fallait s'adapter, comme elle l'avait fait des années plus tôt. Honnêtement, Baby n'était pas encore certaine d'y parvenir. Parmi les jeunes femmes avec qui elle partageait la chambre, il y avait deux intentions : June cherchait à la faire sortir de sa bulle, Tatianna elle, souhaitait l'y enfermer à tout jamais. Cela résumait particulièrement bien aux deux forces qui s'affrontait en elle : d'un côté elle souhaitait s'épanouir, d'un autre elle préférait ne pas s'aventurer dans le monde extérieur, vil et étranger. Laquelle allait surprendre l'autre ? C'était une question à laquelle Baby n'avait pas encore de réponse. Après quelques instants, la porte s'ouvrit à la volée faisant apparaître June dans le champs de vision de la jolie française. Cette dernière pris ses aises dans la pièce comme elle avait coutume de le faire, et retira son blazer pour le déposer avec nonchalance sur sa couche. Baby l'observa faire, sans broncher. Ses prunelles suivirent les pas de sa colocataire jusqu'à la fenêtre, et s'arrêtèrent sur la cigarette qu'elle sortie, dans l'intention évidente de consommer. C'était une habitude qui déplaisait à Baby, mais cette dernière n'avait pas encore trouvé le courage d'exposer son opinion à la demoiselle, après tout elles ne se connaissaient que depuis quelques semaines seulement, qui était-elle pour prétendre s'octroyer le droit de donner son avis, aussi futile soit-il ? Comme si elle avait lu dans ses pensées, June rangea sa cigarette et apès avoir négligemment jeté son paquet auprès de sa veste, se dirigea vers l'armoire en lançant :

Ce soir, toi et moi, on sort !


Cette subite déclaration tira Baby de sa rêverie et son palpitant s'agita furieusement contre sa poitrine, alors que le reste de son organisme tremblait sous la surprise. Et comme elle ne pouvait que trahir sa surprise, sa chevelure se raccourcit subitement, parfaite traduction de sa décontenance. Était-elle vraiment sérieuse ? Baby sortir en sa compagnie dans une fête qui ressemblait plus à une orgie, qu'à autre chose ? Hors de question. Et comme elle n'était pas de nature à exprimer son refus catégoriquement :

Je ne suis pas sûre d'être apte à t'escorter, ton genre de soirée n'est pas vraiment le mien,
répondit-elle avec un délicieux accent français.

À son sens, elle n'avait pas réellement de genre de soirée, alors ses paroles étaient un peu paradoxales. Néanmoins, elle s'y tenait : elle ne s'imaginait que difficilement aux côtés de la jeune femme. Voire même, pas du tout.
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MessageSujet: Re: We’re going at it tonight tonight. There’s a party on the rooftop top of the world | Baby    Mer 15 Juin - 13:39



    Elle recula de quelques pas et observa la réaction de la jeune française. La chevelure de Baby devint plus courte et ses bras tremblèrent légèrement. June lisait de la surprise sur son visage et se dit que finalement elle s’attendait presque à ce genre de réaction. Pas de la peur. De la surprise, un refus. Ca aurait été très étonnant que sa camarade dise oui de suite. Elle se maudit d’avoir été trop directe. Elle aurait dû amener le sujet au fur et à mesure. Et la réponse de Baby lui confirma tout ça. « Je ne suis pas sûre d'être apte à t'escorter, ton genre de soirée n'est pas vraiment le mien. » 1 - 0 pour Baby. Ce n’était pas gagné. Ca allait même être plus difficile qu’elle ne le pensait. Un instant elle regretta de ne pas avoir quelqu’un pour l’aider. Fouillant dans ses affaires, à la recherche de quelque chose à se mettre, June décida de répondre à Baby.

    - Tu as donc un genre de soirée ? demanda-t-elle avec un sourire sincère.

    Ce n’était ni de la moquerie, ni de la méchanceté. Elle voulait juste en savoir plus, pour la connaître. June était le contraire de Tatiana, n’usant pas de méchanceté gratuite et pourtant, elle était loin de ressembler à Baby. Elle regretta de ne pas avoir plus de point commun avec la française, à part l’usage du français. Décidément, elle regrettait beaucoup de choses à cet instant. N’ayant pas entendu de réponse de la part de la jeune fille, June recula, une robe à la main. Elle se maudit encore une fois d’avoir fait une bourde. Apparemment la question de June n’était pas une si bonne idée. Jetant sa robe sur le lit, elle s’approcha de Baby.

    - Oublies, ce que je viens de dire.

    June fixa les cheveux de Baby. Elle était jolie avec ses cheveux courts. Remarquant que la jolie française rougissait, elle posa les yeux sur le lit de Tatiana. Cette fille était insupportable. Levant les yeux au ciel et oubliant son autre colocataire, elle continua. « Tu peux changer d’apparence comme tu veux ? Je ne savais pas que tu étais métamar… Non, métamorpha… » Elle rigola, se trouvant ridicule de n’avoir jamais su prononcer ce mot. A Poudlard, c’était un sujet de plaisanterie parfois de moquerie. Au début, elle l’avait mal pris. Dès que le professeur de métamorphose en parlait, des rires se faisaient entendre dans la classe et de nombreux regards se tournaient vers la rousse. Lasse, elle avait finit par rigoler avec eux, se tournant en ridicule quand elle essayait d’en parler. « Je n’ai jamais su le dire. » lui di-elle dans un français irréprochable.

    June espérait détendre l’atmosphère avec de l’humour. Elle ne devait pas la laisser avoir peur de ses paroles, du programme qu’elle avait concocté cette après-midi. Si elle se renfermait sur elle-même, c’était perdu d‘avance. Or elle voulait absolument la faire sortir ce soir. Et l’humour était un des points forts de June. Toujours prête à utiliser la magie pour faire rire ses amis. Elle en avait fait des bêtises à Poudlard. Mais c’était toujours la meilleure façon de faire rentrer son père en Angleterre. Son père, son modèle, l’homme qui comptait le plus à ses yeux et qui se retrouvait, encore, on-ne-sait-où en Asie pour son travail. Parfois June regrettait que son père voyage aussi souvent mais elle arrivait à chasser ses mauvaises pensées en se disant qu’elle avait une chance inouïe d’avoir voyagé autant à son âge. Elle se promit de lui envoyer une lettre, le lendemain. Elle revint à la conversation qu’elle avait avec sa camarade.



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MessageSujet: Re: We’re going at it tonight tonight. There’s a party on the rooftop top of the world | Baby    Lun 27 Juin - 16:04

Sa réaction due être prévisible car la jeune française ne tarda pas à noter sur les traits de sa colocataire, la moue annonciatrice d'une réplique recherchant à la mettre au pieds du mur. Il était vrai que Baby n'était pas bien surprenante dans ce genre de contexte, il était même ardu pour elle d'agir autrement qu'avec une simple passivité. Elle n'était pas aussi flamboyante que June, et ne désirait pas réellement l'être. Depuis qu'elle avait mis les pieds dans cette pièce cependant, et après quelques mots échangés avec la belle rouquine, Baby avait tout de suite compris qu'il lui faudrait faire des compromis avec elle-même pour s'adapter à l'environnement auquel elle était exposée. Néanmoins, si elle pouvait s'empêcher de sortir, comme venait de le proposer June avec une nonchalance qui aurait pu donner des frissons à la jeune Murray, elle défendait sa cause en glissant quelques mots, comme elle venait de le faire.

Tu as donc un genre de soirée ?

1-1, égalité. Qu'est-ce que Baby pouvait répondre à cela ? Il était évident que les soirées n'étaient pas ses lieux d'amusements favoris - d'ailleurs, il était rare de la voir autrement que plongée dans un ouvrage qui à son sens, était bien plus passionnant que toutes autres festivités - bref, elle préféra garder le silence suite à la remarque avisée de la Hopkins, une légère coloration rosée se prononçant sur ses pommettes. Elle observa la grymm sortir différentes tenues de son armoire, comparant avec d'autres : Baby était presque fascinée par le goût prononcé que possédait certaine jeune femme pour savoir exactement quoi porter, à quelle occasion. C'était un sens pratique qu'elle jugeait pointu, et dont elle se ravissait. N'allons pas dire que Baby n'a jamais acquis ce talent : disons simplement que son style n'était pas particulièrement celui des autres, et l'on pouvait facilement la repérer dans une foule par son extravagance. La robe sélectionnée par June atterrit sur le la literie de La Whitaker comme se plaisait à la nommer très simplement Baby, et la jolie française se redressa légèrement lorsque June s'approcha d'elle :

Oublies, ce que je viens de dire.

Baby lui dédia un sourire timide, signifiant sûrement que c'était déjà oublié bien qu'elle avait conscience que la grymm n'était pas de celles qui lâchait l'affaire aussi vite. Elle endormait simplement sa méfiance, n'est-ce pas ? Le regard de la demoiselle se fixa si intensément sur elle, que la moue de Baby devint rapidement une grimace gênée qu'il n'était que trop fréquent de voir apparaître sur ses traits harmonieux. Elle avait en horreur d'être la cible de l'attention. Le sourire de son amie apaisa cependant les battements rapides de son coeur, et elle parvint à garder contenance.

Tu peux changer d’apparence comme tu veux ? Je ne savais pas que tu étais métamar… Non, métamorpha… Je n’ai jamais su le dire.
Métamorphomage, oui, répondit Baby dans sa langue maternelle, ravie de pouvoir converser ainsi.

Il n'y avait que bien trop peu de personne qui maîtrisait les rudiments de la langue française pour qu'elle ne puisse faire plus qu'échanger deux mots maladroits avec ses camarades. Il était presque miraculeux pour la Murray, que sa colocataire soit capable d'aligner convenablement une phrase. C'était un plaisir dont elle ne se privait pas en sa compagnie, car ô combien Paris pouvait manquer à la jeune brunette par moment ...

Effectivement je peux changer d'apparence à souhait, mais je ne contrôle pas cela très bien ... C'est parfois terriblement embarrassant crois-moi, ajouta Baby d'humeur plus bavarde qu'à l'accoutumée. Il est impossible de dissimuler quoi que ce soit, avec ce don et c'est souvent très lourd à porter.

Son rire cristallin s'échappa de ses lèvres carmin. Elle se sentait davantage légère, sans s'apercevoir que c'était précisément l'effet recherché par son amie.
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MessageSujet: Re: We’re going at it tonight tonight. There’s a party on the rooftop top of the world | Baby    Dim 10 Juil - 22:10

    Baby avait continué la conversation en français. Et cela avait l’air de beaucoup lui plaire. Inconsciemment, June avait fait plaisir à sa colocataire. Elle recula et s’adossa au mur pour écouter son amie. « Effectivement je peux changer d'apparence à souhait, mais je ne contrôle pas cela très bien ... C'est parfois terriblement embarrassant crois-moi. Il est impossible de dissimuler quoi que ce soit, avec ce don et c'est souvent très lourd à porter. » Elle se mit à rire et June se joignit à elle. La rousse se doutait bien que ce n’était pas facile à vivre. Oh bien sur, elle ne pouvait pas répondre « Je comprends tout à fait » parce que June n’avait rien de particulier. Rien qui la différenciait des autres. Elle était banale et à un moment de sa vie, elle avait regretté cette ressemblance avec tous les autres enfants, voulant absolument sortir du lot. Elle lisait beaucoup de livres sur ceux qui avaient un don particulier, les jalousant, se demandant pourquoi elle n’était pas comme eux. Parfois elle se disait que son père ne l’aurait pas laissée seule avec sa mère à Londres, si elle avait eu une faculté spéciale. Mais maintenant, elle voyait sa vie différemment. Elle se rendait compte qu’être comme Baby n’était pas facile. Et elle avait finit par découvrir qu’être comme les autres ne l’empêcherait pas faire ce qu’elle voulait, de se démarquer.

    Voulant continuer sur une note positive que cette conversation prenait, elle retourna dans son armoire. Elle fouilla, finissant par trouver ce qu’elle cherchait. Fredonnant le générique de Chapeau melon et bottes de cuir, elle recula, dévoilant un chapeau melon qu’elle avait trouvé au fond d’une malle dans le grenier de sa maison et qu’elle avait gardé. Elle s’approcha de Baby, tout en continuant de chanter le générique de cette série moldue qu’elle avait regardé une fois, chez des amis. Elle avait adoré le concept de la télévision (après de nombreuses reprises, elle avait enfin réussi à le dire). Elle trouvé juste dommage de ne pas pouvoir intervenir et d’être plus près des personnes dans la télévision. Ce n’était pas assez magique pour elle. June s’arrêta devant la française, qui l’observait. Elle lui mit le chapeau sur la tête et recula pour l’admirer.

    - Très british, lui dis June avec un sourire. « J’adore ! » ajouta-t-elle en français.

    Elle lui fit un clin d’œil et partit récupérer rapidement, le polaroïd qu’elle gardait à portée de main. Une merveille que son père lui avait ramenée des Etats-Unis. Il lui avait expliqué comment ça marchait et elle avait été fasciné par la rapidité du développement de la photo. Elle l’emmenait partout avec elle, prenant toutes sortes de photos, immortalisant l’instant, sans avoir la possibilité de changer/supprimer la photo en question. Elle se retourna vers son amie et la pris en photo. Avec un sourire, elle s’approcha pour lui montrer la photo. Elle avait quelques mèches sur ses yeux, les joues rosies par l’effet de surprise et un petit sourire.

    - Tu es vraiment très belle, lui dit la rousse. « Il te va bien ce chapeau. Tu peux le garder. »

    Elle espéra un instant que sa colocataire allait garder ce chapeau pour sortir. Mais d’abord il faudrait la convaincre, quitte à utiliser la ruse. Elle n’était pas à Serpentard pour rien.




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Dernière édition par June N. Hopkins le Mer 17 Aoû - 20:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: We’re going at it tonight tonight. There’s a party on the rooftop top of the world | Baby    Lun 8 Aoû - 0:31

La décontraction prenait ses aises dans l'atmosphère. Converser dans sa langue maternelle relaxait profondément Baby, sans qu'elle n'eut réellement conscience du besoin de trouver ses repères depuis qu'elle avait quitté la capitale. Bien entendu, elle se rendait compte qu'au sein d'Hungcalf elle perdait pieds. Elle ne connaissait rien ici, si ce n'est l'anglais soigneusement étudié durant sa scolarité solitaire. La seule chose qu'elle conservait de son passé, c'était l'espace réservé à sa matière grise et encore, l'assurance durement acquise depuis quelques années s'effritait minutes par minutes.Voire même secondes par secondes. Pouvoir retrouver une ancienne habitude la rendait donc plus encline à une conversation au point qu'elle en vint à confier le poids exercé par son don sur son quotidien. Le peu qu'elle en dit résuma parfaitement ce qu'elle ressentait au jour le jour : un mal-être soigneusement essuyé par une timidité prononcée et traduite par les colorations doucereuses de son visages, et parfois de sa teinte capillaire. Comme à cet instant, la surprise avait raccourcis brusquement sa longue chevelure et qui à présent prenait des teintes chatoyantes. Elle n'était rien d'autre qu'un livre ouvert pour le commun des mortels.

À quoi penses-tu ? demanda-t-elle en notant la mine soudainement fermée sur ses réflexions de son amie.

Elle était certes piètre dissimulatrice, mais elle en restait aussi une lectrice remarquable : peu de choses échappait à ses observations, qu'elle menait la plupart du temps en catimini de peur de croiser le regard de son sujet d'intérêt. Avec June c'était différent puisqu'elle n'avait rien à craindre d'elle : de sa part, elle ne récolterait ni bassesses, ni insultes moqueuses visant à la déstabiliser. Le pire qu'elle pourrait recevoir de sa part, ce serait l'indifférence.

Baby ramena ses jambes contre sa poitrine, tandis que la serpentarde menait ses petites affaires avec une énergie renouvelée : de sa place, Baby la contemplait avec une admiration quasiment enfantine. Elle n'avait nullement connaissance des origines de l'air entonné par sa camarade, elle ne songea pas à lui demander d'où il provenait d'ailleurs, se contenant juste de l'apprécier. Lorsque June revint vers elle avec ce qui ressemblait à un Chapeau Melon, Baby se releva ses prunelles océanes vers elle en une interrogation silencieuse semblant vouloir dire « que me veux-tu cette fois-ci ? ». Pour toute réponse, la Hopkins déposa sa trouvaille sur la tête d'une jeune française blasée par ses extravagances. Comme si un mécanisme se déclenchait au sein de son être, Baby lui décerna machinalement un magnifique sourire.

Très british, j’adore !
Je te remercie, répondit Baby en inclinant légèrement la tête par pure modestie face au compliment de la belle.

Baby fut une nouvelle fois surprise par sa camarade de chambre qui brandit soudainement un énorme appareil : ses yeux s'écarquillèrent tandis qu'un flash aveuglant illumina la pièce. Une fraction de seconde plus tard, son amie plaçait une photographie en cours de développement sous son nez et bientôt, Baby vit son visage apparaître sur le cliché et en resta béate :

Tu es vraiment très belle ! Il te va bien ce chapeau. Tu peux le garder.

Rougissante, Baby lissa les quelques mèches qui caressait son front de porcelaine. La jeune française était de ces filles qui acceptaient le compliment sans croire en sa véracité : pas par orgueil de le savoir au préalable, mais encore une fois par sous-estimation de sa propre personne. Elle avait tendance à penser que la seule chose que l'on pouvait vanter chez elle, c'était son don et rien d'autre. Pas sa beauté naturelle.

Merci, répondit-elle avec un sourire réservé mais réellement conquis par la gentillesse de la jeune femme.

Baby se leva enfin pour contempler l'immensité vestimentaire de la jeune femme, ne doutant pas que l'armoire est subie un sort pour caser le tout. Elle toucha du bout des doigts les différentes robes de June, toutes plus audacieuses les unes que les autres à en faire rougir la demoiselle qui poursuivait son examen. Finalement, elle se tourna vers son amie et lui demanda par pure curiosité, ne réalisant pas qu'elle offrait peut-être une ouverture à la jeune femme quant aux plans qu'elle concoctait :

Tu comptes mettre quoi ce soir alors ? demanda-t-elle. Personnellement, je trouve que cette robe t'irait à merveille, ajouta-t-elle en extirpant des méandres de vêtements de la jeune femme, une ravissante robe noire à la coupe des plus élégantes et suffisamment décontractée pour rester festive. Elle tourna un regard curieux vers son amie, attendant son verdict.
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MessageSujet: Re: We’re going at it tonight tonight. There’s a party on the rooftop top of the world | Baby    Mer 17 Aoû - 19:38

June regarda la jeune française jouer avec ses cheveux, tout en acceptant les compliments de la rousse. Baby semblait gêner par cette phrase, pourtant June était vraiment sincère. L’anglaise se rendit compte que Baby sous-estimait sa beauté. Toujours dans ses pensées, June n’entendit pas le remerciement de Baby. Elle remarqua que celle-ci s’était levée et qu’elle se dirigeait vers l’armoire qu’elle avait ouverte quelques instants plus tôt. Baby effleurait les tissus, qui composaient les nombreuses robes de June.

La rousse avait beaucoup de vêtements. Son père s’amusait à lui répéter qu’elle en avait beaucoup trop, cependant June refusait de se séparer de ses vêtements, même s’ils étaient trop petits ou abimés. Pour elle, ils avaient participé à des moments de sa vie plus ou moins importants. Comment pourrait-elle les jeter et les donner et donc les voir porter par quelqu’un d’autre ? Quand, plus jeune, elle avait expliqué cela à son père, il l’avait regardé avec une étincelle dans les yeux. Curieuse de savoir ce qui avait produit cette étincelle, elle lui avait demandé. Il lui avait expliqué que quand il avait connu sa mère, elle lui avait fait la même réflexion. June, légèrement vexée de ne pas être la première à lui dire cela, avait commencé à jeter ses vêtements. Fière de faire tout le contraire de sa mère, elle avait, plus tard, regretté son geste.

Baby se tourna vers sa colocataire et lui demanda ce qu’elle voulait mettre ce soir. June n’avait pas vraiment pensé à cette question. Celle-ci arrivait bien après d’autres points importants, comme convaincre la jeune française de sortir avec elle ce soir. Mais elle n’eut pas le temps de réfléchir plus longtemps à cette question, car Baby sortit une robe noire de son placard. La robe était faite en dentelle noire, par-dessus un corset jaune. Un nœud soulignait sa taille. June fixa la robe, essayant de se remémorer quand elle l’avait porté pour la dernière fois.

- Elle est vraiment magnifique, répondit June avec un clin d’œil. "Tu as très bon goût, ajouta-t-elle.

Elle prit la robe des mains de Baby et la posa sur son lit avec douceur, ne voulant pas la froisser. Maintenant qu’elle avait trouvé sa tenue, grâce à Baby, elle voulait en trouver une pour son amie. Et ce n’était pas gagné. Elle fouilla dans son placard, encore une fois, tout en observant Baby. Elle essayait de choisir quelque chose qui ne ferait pas fuir sa colocataire. Tout en sortant, des tenues, elle guettait les réactions de Baby. Celle-ci jetait un regard étrange sur les assortiments de vêtements que June avait sortis de son placard. La rousse remarqua que ce n’était pas ce qu’elle avait choisi de mieux pour quelqu’un comme sa colocataire. Elle fronça les sourcils, rangeant les vêtements qu’elle venait de jeter sur son lit. Elle râla un instant et finit par sortir un pantalon 7/8 noir, assez moulant. Sans demander son avis, elle se dirigea vers l’armoire de Baby, espérant dénicher une perle rare qui ira avec le pantalon qu’elle venait de sortir. Elle entendit des protestations venant de la part de son amie quand elle tomba sur ce qu’elle cherchait. Une jolie blouse en soie ivoire. June attrapa le cintre et la sortit du placard.

- Pourquoi est-ce que tu caches une merveille comme celle-ci ?

Ne laissant pas Baby le temps de répondre, elle lui attrapa la main, le pantalon et l’enferma dans la salle de bain.

- Tu ne sortiras pas de cette pièce tant que tu ne seras pas habillée, maquillée et coiffée, annonça June.



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MessageSujet: Re: We’re going at it tonight tonight. There’s a party on the rooftop top of the world | Baby    Mer 31 Aoû - 21:01

Elle est vraiment magnifique, tu as très bon goût.

Baby se contenta d'un sourire reflétant un remerciement identique à ceux qui avaient été prononcés tantôt. Étrangement, elle se troublait. En cette soirée, le mot « merci » avait dépassé ses lèvres carmins plus qu'elle n'en aurait déclaré en une semaine entière livrée à un quotidien ordinaire. Était-ce June qui lui faisait un effet comme celui-ci ? Sans doute. À force de compliments, la Grymm parvenait peu à peu à s'attirer les faveurs de la belle française qui n'avait pas une facette suffisamment méfiante pour sentir la manipulation astucieuse dont elle était le sujet principal. D'autant plus qu'elle était préoccupée par le reste de l'immensité hasardeuse que représentait la garde-robe de son amie. C'était la première fois qu'elle faisait face à une masse de vêtements aussi concentrée dans une simple armoire - qui elle n'en doutait pas, avait sûrement due subir un sortilège d'agrandissement indétectable pour ranger ce qui devait être le fruit de longues journées de shopping. Elle confia son élégante découverte aux bons soins de June qui la déposa sur le lit : elle l'adopterait sûrement pour cette soirée à laquelle elle comptait se rendre. Baby ne pu s'empêcher de songer qu'elle serait grandiose, voire sensationnelle car la Hopkins avait cette étincelle pétillante au fond du regard qui l'illuminait de l'intérieur de telle sorte qu'un charme immanquable émanait d'elle. Baby ne serait pas surprise que les regards masculins s'approprie son apparence durant quelques jours, le temps que les rêves illusionnés s'évaporent vers une triste normalité. Baby poursuivit son inspection vestimentaire aux côtés de June - plus par curiosité que par réelle recherche. L'attitude de sa colocataire quant à elle, était radicalement différente ce que la française ne tarda pas à noter, si bien qu'elle abandonna son occupation pour l'observer avec curiosité. Les sourcils de la jeune femme se soulevèrent plus d'une fois sous l'étonnement, voire le scepticisme : Baby était extravagante sur certaine de ses tenues, elle osait. À beaubatôns, sans le savoir, elle avait lancé plus d'une tendance en ayant toujours cette impression satisfaite de suivre celle-ci. Mais ce que lui mettait June sous le nez, ce n'était tout simplement pas à son goût et les traits harmonieux de son visage trahirent aisément cette pensée. Son palpitant fit un sursaut brusque dans sa poitrine lorsqu'après avoir rangé chacune de ses affaires, la britannique aux airs déterminés se dirigea vers sa propre armoire. Baby en abandonna ce qu'elle avait dans les mains pour se précipiter à sa suite :

Non non June, il n'y a rien d'intéressants pour toi dans ... protesta-t-elle. En vain, ses paroles tombèrent dans l'oreille d'une sourde et la parisienne se résigna à croiser les bras tandis que June ouvrait les portes de son " intimité ".

Les yeux océaniques de son amie s'écarquillèrent, attisant la nervosité soudaine de la belle Murray qui aurait volontiers sauté sur les deux battants pour refermer le tout et dissimuler ses différentes tenues. Certaine qu'elle abordait fièrement dans son ancien établissement et auxquelles elle ne songeait même plus à présent, encore une fois par défaut de son assurance perdue. Elle mordilla son index, alors que June touchait impudiquement le moindre textile qui lui passait sous les doigts. Bientôt, elle sortait fièrement un chemisier de soie couleur ivoire qui depuis son séjour était resté confortablement installé entre un simple jean, et une robe automnale.

Pourquoi est-ce que tu caches une merveille comme celle-ci ?
Je ne la cachais pas ... j'attendais simplement que l'occasion de la porter se présente. répliqua maladroitement Baby devant la stupéfaction béate de son amie.

Le regard que lui adressa la rousse flamboyante lui laissa penser que c'était le type de réponse qu'elle attendait, un regard qui signifiait « l'occasion se présente, now ». Baby aurait presque souhaité se sectionner la langue. Avec réticence, elle se laissa entraîner jusqu'à la salle de bain dans laquelle June les enferma très rapidement. Piégée, c'était sûrement le mot pour décrire la situation dans laquelle elle se trouvait. Tentative d'amadouer sa geôlière ? Vaines. Cette dernière semblait camper sur ses positions et ce n'était pas elle qui serait capable de la démonter.

Tu ne sortiras pas de cette pièce tant que tu ne seras pas habillée, maquillée et coiffée.

Compte dessus et bois de l'eau !, songea la Murray en abordant une moue dépitée. Non seulement, June ne quémandait plus son avis, mais elle n'était même pas sûre d'être en mesure de l'exposer. Elle savait simplement qu'elle n'avait pas la moindre envie de l'accompagner dans un endroit où elle ne connaissait personne - ce qui n'était pas compliqué, puisqu'elle n'avait que très peu de connaissance à l'université. Là encore, ce serait sûrement l'excellente occasion pour nouer des liens, n'est-ce pas ? Mais quelles genre de relation établissait-on dans des party ? Cela la désemparait déjà. Pire, elle ne se sentait pas l'âme de jouer le jeu.

Et que fais-tu du couvre-feu ? Je n'ai pas envie de m'attirer des ennuis June, surtout pas avec ce qui se passe actuellement. argumenta-t-elle.

Elle songea aux faces blafardes des nouveaux occupants d'Hungcalf et un frisson de terreur hérissa sa peau d'ivoire. Aussitôt, sa chevelure blanchie, fidèle aux sentiments qui l'entravaient dans l'entreprise dans laquelle elle résistait de participer. Elle n'était pas suffisamment téméraire pour cela, au contraire.
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MessageSujet: Re: We’re going at it tonight tonight. There’s a party on the rooftop top of the world | Baby    Sam 3 Sep - 15:59

Les bras croisés, appuyée contre la porte, June attendait que Baby réagisse, qu’elle commence à s’habiller. Seulement, la jeune française n’était pas décidée à faire quoi que ca soit, à part faire la tête pour montrer son désaccord avec les méthodes un peu brutales de la rousse. Quelques minutes plus tard, Baby essaya de faire changer d’avis sa colocataire en rappelant les nouvelles règles de l’Université. « Et que fais-tu du couvre-feu ? Je n'ai pas envie de m'attirer des ennuis June, surtout pas avec ce qui se passe actuellement. »

Un frisson s’empara de Baby, tandis que June leva les yeux au ciel et soupira. Décidément, elle n’arriverait jamais à la faire sortir. Cependant, Baby n’avait pas tout à fait tort. Au départ, c’était une soirée tout à fait normale. Les cours venaient de reprendre, les étudiants organisaient une soirée pour se détendre avant de se remettre au travail. Mais maintenant, les règles avaient changées et sortir devenait de plus en plus difficile et surtout dangereux. June remarqua que la chevelure de la française avait de nouveau changé, laissant à la place de ses cheveux courts, une longue chevelure blanche.

- Si on ne rencontre personne, ça ira. Puis de toute façon, crois-tu vraiment qu’ils vont laisser tous les élèves se faire tuer dès la première semaine de cours ? répondit June.

Les yeux de Baby s’agrandirent sous la peur et June se demanda si c’était la meilleure réponse qu’elle aurait pu donner.

- Ce que je veux dire, c’est que si tous les élèves de Hungcalf, se font mordre ou tuer, que restera-t-il aux vampires ? Rien. On est indispensables au fonctionnement de cette école… Je sais que c’est risqué de sortir après le couvre-feu, mais tant qu’on ne rencontre personne, il ne nous arrivera rien.

June s’approcha de Baby et mit sa main sur son épaule. Elle ressentait la peur de Baby. C’était totalement justifié. Même elle, était effrayée. Qui ne le serait pas ? McArthur n’était plus là et l’école était dirigée par des vampires. June retint un frisson. Si elle voulait sortir avec sa colocataire ce soir, elle devait se montrer plus courageuse. Sinon, elles ne pourraient plus rien faire à cause de cette peur. Et June ne voulait pas vivre cette vie. Elle avait des études à finir et ne pouvait pas arrêter l’Université à cause des vampires.

- Tu sais, si on arrive à être prêtes rapidement, on pourrait sortir avant le couvre-feu, annonça June.

Elle espérait que ça allait un peu rassurer Baby et surtout que ça allait la convaincre de s’habiller. Elle lui mit les vêtements dans les mains et lui lança un regard appuyé qui disait « tu t’habilles ou pas ? ». June voulait sortir ce soir et même le couvre-feu n’allait pas la faire changer d’avis.

Elle espérait que ça allait un peu rassurer Baby et surtout que ça allait la convaincre de s’habiller. Elle lui mit les vêtements dans les mains et lui lança un regard appuyé qui disait « tu t’habilles ou pas ? ». June voulait sortir ce soir et même le couvre-feu n’allait pas la faire changer d’avis. Le temps que Baby se décide, elle retourna dans la chambre, pris les affaires dont elle avait besoin et la rejoint dans la salle de bain. Elle remarqua que Baby hésitait encore entre sortir et braver le couvre-feu ou rester tranquillement dans sa chambre. Pour appuyer les paroles qu’elle venait de prononcer, June fit sortir Baby de la salle de bain. Celle-ci la questionna du regard.

- Je vais me préparer. Dans moins de 30 min, on est parties, lui dit-elle. « Et tu as intérêt à être prête parce que t’emmène avec moi, même dans cette tenue. » ajouta-t-elle en la regardant de haut en bas.

Baby rougit face à la remarque de June puis celle-ci ferma la porte de la salle de bain pour prendre une douche rapide.
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